Le ministère a enfin répondu à la demande du SE-Unsa d’ouvrir au plus vite le dialogue avec les organisations représentatives des enseignants sur les évaluations nationales Ce1 et Cm2. Un groupe de travail s’est réuni à la Dgesco(1) le 16 octobre. Des modifications ont été
acceptées par le ministère :
• pas de publication des résultats école par école ;
• suppression des items sur le plus-que-parfait et la division par un nombre décimal (notions abordées seulement en fin de Cm2) ;
• introduction d’un codage supplémentaire pour les items auxquels n’aurait pas répondu un élève (0, 1, 9 ou A en cas d’absence) ;
• amélioration de l’application informatique.
Le ministère n’a toutefois pas tranché sur le fond ; il maintient ainsi une confusion quant aux objectifs de ces évaluations.
En Cm2, elles sont toujours présentées comme un bilan des acquis des élèves à la fin de l’école primaire. Le ministère refuse de décaler la date de
passation, argumentant que cela permet de mettre en place une remédiation. Cela sous- entend qu’on est alors dans une évaluation diagnostique et non plus bilan.
Cette nuance, un récent rapport(2) rédigé par des parlementaires de la majorité l’a bien intégrée. En effet, il souligne que la date de passation des évaluations de Cm2 est peu adéquate et renvoie à l’ambiguïté du ministère sur les objectifs : diagnostic ou bilan ? Il
souligne aussi la difficulté, par conséquent, à mettre en œuvre l’aide personnalisée en s’appuyant sur ces évaluations.
Ce rapport conclut également qu’il conviendrait de mettre en place un système indépendant d’évaluation en remplacement des directions centrales... ce que le SE-Unsa revendique également ! Mais il s’agit sans doute d’un rapport pour rien...
(1) Direction générale de l’enseignement scolaire.
(2) « Les évaluations dans l’enseignement
primaire au service de la réussite scolaire »