A propos de l’accueil des enfants de moins de trois ans, le gouvernement en appelle au « choix des familles »
dont il se veut être le garant. Mais peut-on sérieusement parler d’un « choix des familles » alors que les suppressions de postes frappent en premier lieu l’école maternelle qualifiée
hier de « variable d’ajustement » ? Lorsque le choix est « contraint », dicté par des impératifs économiques, peut-on encore parler de « choix » ? La
fréquentation précoce de l’école maternelle est-elle bénéfique pour les jeunes enfants ? Le ministère envisage des évaluations à l’école maternelle, dans quelles conditions celles-ci peuvent
être utiles ? Faut-il une formation spécifique pour les professeurs d’école maternelle ? Sur toutes ces questions, le sociologue de l’Education Eric Plaisance répond au SE-UNSA. Engagé
dans le Collectif « Pas de bébés à la consigne », le SE-UNSA entend faire évoluer favorablement l’accueil des 2-3 ans à l’école maternelle. La question sera débattue notamment lors de
la soirée-débat du 17 novembre organisée par le Collectif.
Voir la vidéo de l’interview :
http://www.se-unsa.org/spip.php ?rubrique198&num=23
Télécharger l’invitation à la soirée du Collectif :
http://www.se-unsa.org/IMG/pdf/Invit_17nov2009_coul_1_.pdf
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Le ministère a enfin répondu à la demande du SE-Unsa d’ouvrir au plus vite le dialogue avec les organisations représentatives des enseignants sur les évaluations nationales Ce1 et Cm2. Un groupe de travail s’est réuni à la Dgesco(1) le 16 octobre. Des modifications ont été
acceptées par le ministère :
• pas de publication des résultats école par école ;
• suppression des items sur le plus-que-parfait et la division par un nombre décimal (notions abordées seulement en fin de Cm2) ;
• introduction d’un codage supplémentaire pour les items auxquels n’aurait pas répondu un élève (0, 1, 9 ou A en cas d’absence) ;
• amélioration de l’application informatique.
Le ministère n’a toutefois pas tranché sur le fond ; il maintient ainsi une confusion quant aux objectifs de ces évaluations.
En Cm2, elles sont toujours présentées comme un bilan des acquis des élèves à la fin de l’école primaire. Le ministère refuse de décaler la date de
passation, argumentant que cela permet de mettre en place une remédiation. Cela sous- entend qu’on est alors dans une évaluation diagnostique et non plus bilan.
Cette nuance, un récent rapport(2) rédigé par des parlementaires de la majorité l’a bien intégrée. En effet, il souligne que la date de passation des évaluations de Cm2 est peu adéquate et renvoie à l’ambiguïté du ministère sur les objectifs : diagnostic ou bilan ? Il
souligne aussi la difficulté, par conséquent, à mettre en œuvre l’aide personnalisée en s’appuyant sur ces évaluations.
Ce rapport conclut également qu’il conviendrait de mettre en place un système indépendant d’évaluation en remplacement des directions centrales... ce que le SE-Unsa revendique également ! Mais il s’agit sans doute d’un rapport pour rien...
(1) Direction générale de l’enseignement scolaire.
(2) « Les évaluations dans l’enseignement
primaire au service de la réussite scolaire »
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La négociation sur la santé et sécurité au travail dans la Fonction publique et
l’accord qui en découle sont un enjeu important pour l’ensemble des fonctionnaires et particulièrement ceux que nous représentons. Pour cette raison, l’Unsa s’est fortement impliquée tout au long de cet un an et demi de réunions. Le texte, soumis à signature le 27 octobre, comporte des messages
importants :
• « redynamiser la politique en faveur de la santé et de la sécurité au travail » ;
• « amélioration de la connaissance et de la prévention des risques professionnels » ;
• « rappel pour les employeurs publics de l’obligation de la protection de la sécurité et santé des travailleurs ».
Pour l’Unsa, les engagements contenus dans cet accord sont en lien avec :
• une prise de conscience réaliste du faible degré d’application d’une réglementation précise, existant depuis près de trente ans ;
• un rappel à la responsabilité de nos employeurs sur ce champ ;
• la nécessité de prendre en compte l’impact des conditions de travail sur la santé des personnels.
En ce sens, la transformation des Chs (Comités d’hygiène et sécurité) en Chsct (ajout des conditions
de travail) à l’instar de ce qui existe dans le secteur privé, pièce essentielle de l’accord proposé, est une réponse que nous attendions.
Le texte soulève aussi la question de la mise en réseau de la prévention et de la formation des acteurs. L’accord précise, entre autres, un droit à la
formation de cinq jours pour les membres du Chsct, renouvelé tous les mandats et à la charge de l’administration. Nous avons acté positivement cet
élément, mais rappelé que cet engagement de prise en charge de leur formation, nécessaire à l’accomplissement de leur fonction, doit comprendre certes du temps -les cinq jours- mais aussi un
volet financier.
Dans l’ensemble, cet accord présente des avancées, notamment pour les personnels du ministère de l’Éducation qui partent de bien loin en la matière.
Au SE-Unsa, nous soutenons que les conditions de travail ont un impact fort sur la santé. Nous
souhaitons que cet accord permette à nos collègues d’avoir de meilleures garanties en matière de santé, d’hygiène et de sécurité au travail.
Réseau d’Acmo(1), coordination des actions du réseau dans le cadre des Chsct, formation des acteurs et des agents, rappel à la
responsabilité des employeurs font partie de ces garanties. Il faut dire qu’aujourd’hui, dans le cadre des restructurations qui découlent de la Rgpp(2) et que nous condamnons, nos collègues ont particulièrement besoin d’être préservés. C’est le sens de la signature que l’Unsa-Fonctionnaires a, après consultation de ses instances, décidé d’apposer à ce texte.
(1) Agent chargé de la mise en œuvre de l’hygiène et de la sécurité.
(2) Révision générale des politiques publiques.
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Avec la « masterisation » du recrutement des enseignants et la disparition
de l’année de stage telle qu’elle existe, l’entrée dans le métier va être profondément transformée. Désormais, ce sont les étudiants candidats aux concours qui devront effectuer des stages pour
« se familiariser avec les différentes dimensions du métier d’enseignant » (circulaire n°2009-109 du 20-8-2009).
• Les étudiants en M1 pourront effectuer des stages d’observation et de pratique accompagnée (de 108 heures maximum).
• Les étudiants en M2, inscrits au concours de recrutement, auront la possibilité de faire un stage en responsabilité de 108 heures maximum, rémunéré 34,30€ de l’heure. Ils pourront en
particulier intervenir lorsque des titulaires suivront des formations. Chaque étudiant stagiaire se verra désigner un référent qui aura un rôle de conseil et de formation. Mais soyons
clairs, un enseignant titulaire ne peut être relevé de son poste pour laisser sa place à un étudiant que si l’administration l’envoie en formation. Dans le cas contraire, il doit être volontaire
pour laisser sa ou ses classes.
Pour le SE-Unsa, ce dispositif de
stages pose plusieurs problèmes.
Tout d’abord, il laisse penser qu’en définitive, pour former un enseignant, il suffit d’un maximum de deux fois 108 heures sur le terrain. Il est quand même paradoxal que le métier d’enseignant
soit le seul, en France, pour lequel le volet professionnalisant de la formation soit aussi réduit. Laisser croire que plus on élève le niveau de recrutement, moins on a besoin de pratique
professionnelle, est une malhonnêteté intellectuelle consommée.
De plus, il nous paraît extrêmement difficile pour un étudiant de préparer un concours, se former sur le terrain et passer un master, tout cela dans la même année scolaire.
La place du concours percute donc pleinement la dynamique des stages en situation et devra être traitée avec lucidité.
Le SE-Unsa revendique une formation professionnalisante sur le terrain. Il ne saurait donc appeler au
boycott de l’accueil des étudiants. Nous avons toujours accompagné l’accueil des stagiaires. Le SE-Unsa exige qu’il soit effectué par des
enseignants volontaires, ayant une qualification pour le faire. Nous nous attacherons notamment à veiller au maintien des maîtres formateurs, des maîtres d’accueil temporaire et des
tuteurs
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